Accueil   |   Le couvent des Jacobins bientôt « en lévitation »
03 septembre
2014

Le couvent des Jacobins bientôt « en lévitation »

On peinait à le croire en regardant la vidéo (très réussie) de présentation en 3D : maintenir en l’air le couvent sur des poteaux, le temps de creuser le sol en dessous ? On avait du mal à comprendre. Et pourtant, c’est exactement ce qui va se passer.

Ainsi le bâtiment multiséculaire sera « en lévitation » sur des « micropieux », avec un dispositif relativement simple : « on met des tiges pour le tenir, on creuse, on rebâti puis on enlève les pieux. « Le sol a été creusé jusqu’au ras des fondations (« Il y en a à peine, explique Jean Guervilly, à l’époque on posait quasiment les bâtiments sur le sol! »), les planchers ont tous été enlevés, et les murs solidifiés à la base.

On peut donc admirer les volumes dans leur intégralité, du sol au plafond. Constater toutes les modifications réalisées à travers les siècles : fenêtres condamnées, niches murées, sculptures médiévales, enduits à la chaux. On est émerveillé par les pierres d’origine, les encadrements en tuffeau, les frises décoratives en stuc dans le cloitre. Privilège du journaliste… « Ce qu’on voit ici, c’est ce que verront les congressistes. On a essayé de respecter au maximum les bâtiment d’origine, avec l’aide des Monuments historiques. » Au rez-de-chaussée, la totalité du bâtiment ancien sera visible. « La nouvelle construction sera sobre, en retenue, pour valoriser ce patrimoine. »

Auditoriums, salles de réunions

Car le couvent ne restera pas tout seul. En sous-sol, plusieurs niveaux seront aménagés (parking pour les exposants, grand auditorium de 1000 places, salles modulables …) Des parois en béton vont être coulées jusqu’à 16 mètres de profondeur. « Ce projet permettra à la métropole de tenir son rang sur l’échiquier national et européen, avec une offre en centre-ville qui se différenciera des autres centre des congrès, généralement périphérie de ville » a rappelé Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole.

Article paru dans le journal Les Rennais n°19 – Cédric Rousseau